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Hécatombe sociale

Et maintenant, Conforama !

Publié le 10 juillet

C’est dans un silence assourdissant de la part du gouvernement que le secteur du commerce des services assiste à une "hécatombe sociale" : 6000 emplois détruits en quelques mois !

Auchan, Castorama, Carrefour et aujourd’hui Conforama. Nombreuses sont ces grandes enseignes qui, depuis quelques mois, invoquent des difficultés économiques pour jeter dans la précarité leurs employés… mais bénéficient d’aides publiques, à l’instar de Conforama qui a touché 63 millions d’euros, ou du groupe Kingfisher, propriétaire de Castorama et Brico Dépot, qui a obtenu 24 millions d’euros au titre du CICE. A qui, ou à quoi, aura servi cet argent ?

Dernière annonce en date, donc, ce 1er juillet : Conforama, qui présente un plan social de suppression de 1900 emplois d’ici 2020. Motif invoqué ? La concurrence des enseignes sur internet qui expliquerait la chute du chiffre d’affaire.

A y regarder de plus près, les raisons des difficultés de Steinhoff, propriétaire sud-africain de Conforama, sont à chercher ailleurs, le volume des ventes en ligne ne représentant que 15% du marché. En effet, la maison-mère est engluée depuis 2017 dans un scandale financier qui a révélé que 10 milliards d’euros auraient été détourné par un ancien dirigeant...

Interpellés par la Fédération CGT du commerce et des services, ni le Premier ministre Edouard Philippe, ni le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, ni la ministre du Travail Muriel Pénicaud, n’ont daigné prendre position face à ce massacre social.

La Fédération CGT du commerce et des services appelle donc à la mobilisation le 11 juillet prochain.