• 19
  • février
  • 2019
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    Fiscalité

    Comment ripoliner Macron en vert ?

    Emmanuel Macron, son gouvernement et sa majorité sont en campagne. L’exercice du grand débat national a très vite tourné au numéro de bateleur. Macron écoute longuement, Philippe affronte les questions sur un plateau de télé, mais c’est pour mieux asséner leur prêchi-prêcha libéral et préparer les esprits à des lendemains qui déchantent.

    D’ailleurs certains sont pressés de conclure. Sans même attendre la fin du bal, certains parlementaires ont essayé la semaine passée de surfer sur le mouvement étudiant qui mobilise depuis quelques semaines en Europe et en Ile-de France pour que « cesse l’inaction politique face au dérèglement climatique ».

    Sans craindre de souffler sur les braises du mouvement des Gilets jaunes qui a précisément pour origine la taxe carbone, 86 élus ont donc appelé à rétablir celle-ci, mais à débattre de ses modalités. Maladresse ? Ballon d’essai ? Les intrépides ont vite été recadrés par Emmanuel Macron qui a considéré qu’une « hausse de la fiscalité » ne constituait pas une réponse à la « colère » du mouvement des Gilets jaunes.

    Eclair de lucidité ? Il n’y a rien de certain... d’autant que la taxe carbone n’est que suspendue et pourrait tout à fait revenir sous une forme ou une autre. Mais cette tribune parlementaire publiée dans le Figaro et ce furieux rétropédalage élyséen témoigne de l’embarras et de la fébrilité de l’exécutif. Fébrilité et dissonances... Ainsi, alors que le porte-parole du gouvernement affirmait que selon Emmanuel Macron, c’est « plutôt moins d’impôts que plus d’impôts à l’issue de ce grand débat », François de Rugy son ministre de la Transition écologique a appelé à mettre « en débat la question de la fiscalité écologique ».

    Depuis le départ fracassant -mais attendu- de Nicolas Hulot, du gouvernement, le chef de l’État et sa majorité ont un mal de chien à verdir le logiciel macroniste. À défaut d’être convaincant sur l’environnement, les gaz à effet de serre, le dérèglement climatique en tous cas, le gouvernement Macron communique. Ainsi on a vu la secrétaire d’État à la Transition écologique accueillir sur le perron de son ministère les quelques 200 étudiants venus manifester pour le climat. Elle leur a assuré que « derrière ces portes », ils n’avaient pas des « adversaires » mais des « alliés ». On se pince pour être sûr de ne pas rêver.

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